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Aug 18, 2026
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Vérifié le Oct 30, 2026
S'implanter en France : 3 étapes pour bien démarrer
Créer sa société en France est plus simple qu'il n'y paraît. Voici les trois premières étapes pour démarrer sereinement.

David Jian
Associé · Expert-comptable

En bref
Créer une société en France tient en trois étapes : choisir la structure (le plus souvent une filiale SAS), ouvrir un compte bancaire et déposer le capital, puis immatriculer via le Guichet unique. Avec un accompagnement, comptez quelques semaines.
S’implanter en France peut sembler complexe vu de l’étranger. En réalité, avec le bon accompagnement, les premières étapes sont claires et rapides.
1. Choisir la bonne structure
La plupart des groupes étrangers optent pour une filiale (SAS), qui limite la responsabilité de la maison mère et offre une gouvernance souple.
La filiale n’est pas la seule option. Une succursale permet d’opérer sans créer de société distincte, mais la maison mère répond alors de toutes les dettes françaises ; un bureau de liaison, plus léger encore, ne peut exercer aucune activité commerciale. Dès qu’il y a des clients et du chiffre d’affaires en France, la filiale SAS reste le choix le plus courant.
Côté capital, la loi n’impose aucun minimum pour une SAS : 1 euro suffit en théorie. En pratique, un capital trop faible complique l’ouverture du compte bancaire et inquiète clients et bailleurs. La plupart des groupes étrangers déposent entre 1 000 et 10 000 euros, davantage si l’activité demande de la trésorerie.
2. Ouvrir un compte et déposer le capital
L’ouverture d’un compte bancaire français et le dépôt du capital conditionnent l’immatriculation. C’est souvent l’étape la plus longue.
Pourquoi est-ce l’étape la plus longue ? Parce que la banque doit identifier l’actionnaire étranger : statuts de la maison mère, registre des bénéficiaires effectifs, pièces d’identité des dirigeants, le tout souvent traduit et parfois apostillé. Pour un actionnaire hors Union européenne, plusieurs semaines d’échanges ne sont pas rares.
Deux réflexes font gagner du temps : préparer ce dossier d’identification avant même de contacter la banque, et ne pas se limiter aux banques traditionnelles. Une fois les fonds déposés, la banque (ou le notaire) délivre le certificat de dépôt du capital, la pièce qui manque le plus souvent au dossier d’immatriculation.
3. Immatriculer la société
Une fois le dossier complet, l’immatriculation via le Guichet unique est rapide. Votre société est alors prête à opérer en France.
L’immatriculation se fait en ligne sur le Guichet unique de l’INPI, qui transmet le dossier au greffe, aux impôts et aux organismes sociaux. Vous recevez ensuite le numéro SIREN, l’extrait Kbis (la « carte d’identité » de la société) et, quelques semaines plus tard, le numéro de TVA intracommunautaire délivré par le service des impôts.
Restent quelques formalités d’après-immatriculation : activer l’espace professionnel sur impots.gouv.fr, souscrire les assurances obligatoires et, dès la première embauche, effectuer les déclarations sociales. La déclaration des bénéficiaires effectifs, elle, se fait directement dans le dossier du Guichet unique.
Combien de temps prévoir ?
Les délais varient surtout avec la réactivité de la banque et la complexité de l’actionnariat. À titre indicatif :
| Étape | Délai indicatif |
|---|---|
| Rédaction des statuts et préparation du dossier | 1 à 2 semaines |
| Ouverture du compte et dépôt du capital | 2 à 6 semaines (actionnaire étranger) |
| Immatriculation via le Guichet unique | 1 à 2 semaines |
| Numéro de TVA intracommunautaire | 2 à 4 semaines après l’immatriculation |
SAS ou SARL : le comparatif
Le choix de la forme juridique dépend de votre projet. Voici les principales différences :
| Critère | SAS | SARL |
|---|---|---|
| Dirigeant | Président (personne physique ou morale) | Gérant (personne physique) |
| Souplesse des statuts | Grande | Encadrée par la loi |
| Régime social du dirigeant | Assimilé salarié | TNS si gérant majoritaire |
| Idéal pour | Filiale de groupe étranger | Petite structure familiale |
Exemple de dossier d’immatriculation
Pièces à réunir :
- Statuts signés
- Justificatif de dépôt du capital
- Adresse du siège (bail ou domiciliation)
- Pièce d’identité du dirigeant
- Déclaration de non-condamnationUne fois ces éléments réunis, l’immatriculation se fait en ligne via le Guichet unique.
Un dernier choix conditionne tout le reste : l’adresse du siège et l’expert-comptable qui suivra la société. Les critères qui comptent pour une entreprise étrangère sont détaillés dans notre guide pour bien choisir son expert-comptable en France.

À retenir
- La filiale SAS reste le choix courant : la succursale laisse la maison mère responsable de toutes les dettes françaises, et le bureau de liaison ne peut exercer aucune activité commerciale
- La loi ne fixe aucun capital minimum pour une SAS, mais la plupart des groupes étrangers déposent entre 1 000 et 10 000 euros
- Le compte bancaire est l’étape la plus longue, la banque devant identifier l’associé étranger avant tout dépôt de capital
Questions fréquentes
Quelle structure choisir pour s’implanter en France ?
La plupart des groupes étrangers retiennent la filiale SAS, qui limite la responsabilité de la mère et offre une gouvernance souple. La succursale permet d’opérer sans créer de société, mais la mère répond alors de toutes les dettes françaises. Le bureau de liaison, plus léger, ne peut exercer aucune activité commerciale.
Quel capital social pour une SAS ?
Aucun minimum légal : un euro suffit en théorie. En pratique, un capital très faible complique l’ouverture du compte bancaire et inquiète clients et bailleurs. La plupart des groupes étrangers déposent entre 1 000 et 10 000 euros, davantage si l’activité exige du fonds de roulement.
Pourquoi l’ouverture du compte bancaire est-elle si longue ?
Parce que la banque doit identifier l’associé étranger : statuts de la mère, registre des bénéficiaires effectifs, pièces d’identité des dirigeants, souvent traduits et parfois apostillés. Pour un associé hors Union européenne, plusieurs semaines d’échanges ne sont pas rares. Préparez ce dossier avant d’approcher la banque.
Comment immatriculer la société ?
En ligne via le Guichet Unique de l’INPI, qui transmet le dossier au greffe, à l’administration fiscale et aux organismes sociaux. Vous recevez le numéro SIREN et l’extrait Kbis, puis le numéro de TVA intracommunautaire quelques semaines plus tard.
Que reste-t-il à faire après l’immatriculation ?
Activer l’espace professionnel sur impots.gouv.fr, souscrire les assurances obligatoires et, dès la première embauche, déposer les déclarations sociales. La déclaration des bénéficiaires effectifs se fait directement dans le dossier Guichet Unique. Votre conseil s’en charge généralement avec l’immatriculation.

L'auteur
David Jian
Associé · Expert-comptable
David Jian est associé chez Keypoint International, expert-comptable et CPA canadien. Il accompagne les groupes internationaux dans leur implantation et leur développement en France, fort de postes de direction chez PwC et Deloitte et d'une expérience de management en Asie, sur le continent américain et en Europe.
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Benjamin Chemoul & David Jian
Associés & experts-comptables